Cloud computing

Cloud est devenu un mot fourre-tout. On l’emploie pour parler d’un logiciel, d’un hébergement, d’une infra ou d’une facture AWS - parfois tout à la fois. Et quand vient le moment de décider, la confusion s’installe. On croit choisir une approche, on achète en réalité un outil.

Ce décalage coûte cher. Il mène à des migrations inutiles, à des architectures copiées-collées et à des promesses que le cloud ne peut pas tenir. Avant de lancer un projet ou de toucher à l’existant, il faut comprendre ce que le cloud computing apporte réellement. Pas ce qu’on lui attribue.

Le cloud computing, ce n’est pas “mettre ses serveurs ailleurs”

Réduire le cloud à un simple déplacement de serveurs est l’erreur de départ. Courante. Et structurante - dans le mauvais sens.

Le cloud n’est pas un lieu, c’est un mode de consommation

Le cloud computing n’est pas un endroit où l’on “met” son infrastructure. C’est un mode d’accès à des ressources informatiques

  • fournies à la demande ;
  • pilotables par logiciel ;
  • et facturées à l’usage. 

👉 Ce qui change, ce n’est pas l’adresse des machines. C’est la manière dont l’infrastructure est consommée.

Ce qui change par rapport à l’hébergement classique

Dans un hébergement traditionnel, on achète ou loue une capacité fixe. On la dimensionne “au cas où”. On la maintient. Et on compose avec ses limites.

Dans le cloud, on ne raisonne plus en machines mais en briques : calcul, stockage, réseau, services managés. 

Ces briques peuvent être activées, ajustées ou arrêtées selon le besoin réel, sans intervention matérielle.

Pourquoi déplacer l’existant ne suffit pas

C’est là que la confusion commence. Prendre une architecture existante et la déplacer telle quelle “dans le cloud”, ce n’est pas faire du cloud computing. 

C’est changer d’hébergeur. Avec, bien souvent, plus de complexité opérationnelle et une facture plus difficile à maîtriser.

“Quand on reprend un projet ‘migré dans le cloud’, le signal d’alerte arrive vite : la prod marche, mais plus personne n’ose toucher à l’infra. La facture augmente, les déploiements ralentissent, et dès qu’on veut scaler ou modifier un flux, tout devient risqué.
À ce moment-là, on comprend que rien n’a été repensé : l’existant a juste été déplacé. Le cloud n’a rien cassé — il a juste rendu le problème impossible à ignorer.”

— Thibaut, Product Owner @ Yield Studio

Ce que le cloud inclut vraiment (et ce qu’il n’inclut pas)

Le cloud est souvent perçu comme une solution globale, presque clé en main. En réalité, il fournit un périmètre très précis.

Ce que le cloud fournit réellement

Le cloud met à disposition un ensemble de briques techniques standardisées, accessibles à la demande.

Concrètement, il fournit :

  • de la capacité de calcul (instances, fonctions serverless, conteneurs) ;
  • du stockage (objet, bloc, bases managées) ;
  • du réseau (load balancers, DNS, interconnexions) ;
  • des services managés (files, caches, monitoring, IAM, CI/CD, etc.).

👉 Tout ça est provisionnable par API, ajustable en temps réel et facturé à l’usage.
C’est la vraie valeur du cloud : la disponibilité immédiate et l’automatisation native.

Ce que le cloud ne fait jamais à votre place

C’est là que beaucoup de projets se trompent de combat.

Le cloud ne fournit pas :

  • une architecture saine ;
  • des choix produit cohérents ;
  • une logique métier bien découpée ;
  • une sécurité applicative adaptée à vos usages ;
  • une facture maîtrisée par défaut.

👉 Le cloud exécute ce que vous lui demandez. S’il héberge une architecture bancale, il l’exécutera… plus vite, plus loin, et souvent plus cher.

Pourquoi cette frontière est essentielle

Confondre ce que le cloud offre et ce qu’il suppose conduit à des attentes irréalistes : “le cloud va scaler”, “le cloud est sécurisé”, “le cloud coûte moins cher”.

En réalité, le cloud amplifie vos choix :

  • de conception,
  • d’exploitation,
  • et de gouvernance.

👉 Ce n’est pas un filet de sécurité. C’est un multiplicateur : pour le meilleur comme pour le pire.

Pourquoi le cloud est souvent mal compris dans les projets

Le problème n’est pas le cloud en lui-même. C’est ce qu’on projette dessus au moment de prendre une décision. Et dans beaucoup de projets, cette projection est déjà biaisée.

Le cloud confondu avec un SaaS

C’est l’amalgame le plus fréquent. On parle de passer au cloud alors qu’on parle en réalité d’adopter un outil SaaS.

Résultat :

  • on attend du cloud qu’il simplifie l’usage ;
  • alors que le SaaS simplifie surtout le fonctionnel, pas l’infrastructure.

Le cloud fournit des briques.
Le SaaS fournit un produit fini.
Confondre les deux, c’est se tromper de levier dès le départ.

Le mythe du cloud qui règle les problèmes existants

Autre raccourci courant : penser que le cloud va corriger ce qui ne fonctionne déjà pas.

Une architecture fragile reste fragile dans le cloud.
Une logique métier mal découpée le reste aussi.
La seule différence, c’est la vitesse à laquelle les problèmes apparaissent.

👉 Le cloud n’assainit pas un système. Il le met sous projecteur.

Le réflexe du copier-coller

Dans beaucoup de migrations, on retrouve le même schéma :

  • on prend l’existant ;
  • on le déploie tel quel “dans le cloud” ;
  • on espère que ça ira mieux.

C’est rarement le cas. On se retrouve avec :

  • plus de couches ;
  • plus de configurations ;
  • plus de points de défaillance.

👉 Sans remise à plat de l’architecture, le cloud devient une complexité supplémentaire, pas un gain.

Une décision prise trop tôt… ou trop vite

Enfin, le cloud est souvent choisi avant même que le besoin soit clair. “On part sur le cloud” devient une hypothèse de départ, pas une conclusion.

Or le cloud est un cadre d’exploitation, pas une réponse universelle.
Il a du sens dans certains contextes. Dans d’autres, il ajoute plus de contraintes qu’il n’en enlève.

⚠️ Quand le choix du cloud précède la compréhension du besoin, le projet démarre déjà de travers.

Dans quels cas le cloud est pertinent

Le cloud devient pertinent quand il répond à un problème concret d’exploitation ou d’évolution. Pas avant.

Il fait réellement la différence quand :

  • Votre produit ne tient plus dans une capacité figée : charge imprévisible, pics, usages qui varient - et des arbitrages à faire sans redimensionner l’infrastructure tous les trois mois. 
  • Chaque évolution vous coûte trop cher en mise en production : déploiements lourds, environnements difficiles à reproduire, dépendance à l’infra pour tester ou livrer.
  • Votre système doit dialoguer avec d’autres briques : APIs partenaires, outils tiers, services internes - et que chaque intégration devient un mini-projet.
  • L’exploitation n’est plus un “à-côté” : logs, monitoring, sécurité, montée en charge font partie du produit, pas d’un chantier séparé.

Dans ces situations, le cloud n’est pas un confort. C’est ce qui permet d’absorber la complexité sans bloquer le produit.

💡 Le critère qui ne trompe pas

Le cloud devient un levier quand ne pas l’avoir commence à ralentir vos décisions :
déployer, tester, connecter, ajuster.

👉 Tant que votre produit avance sans friction majeure à ce niveau-là, le cloud reste une option. À partir du moment où ces frictions structurent vos choix, il devient pertinent - et difficile à éviter.

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